Université Populaire de Nantes


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Contre les examens (sanctions), réagissons !!!

En cette fin de semestre, le mouvement étudiant subit différentes formes de répression, que ce soit de la part de l’administration ou des forces des l’ordre.

Dernièrement, un étudiant toulousain a perdu la quasi-totalité de sa vision de l’œil droit, suite à un tir de flashball dans une manifestation pacifique. En réaction à la décision de rétention des notes et de la non-participation au jury du baccalauréat, l’administration de l’Université de Lille a entamé une retenue sur le salaire des enseignants-chercheurs.

Partout ailleurs, rattrapage des cours, examens et décalage du calendrier sont un moyen de répression de la mobilisation universitaire. Cette situation constitue une discrimination envers les étudiants précaires, salariés et étrangers.

Cependant, contre les réformes de mastérisation des concours de l’Enseignement, de l’autonomie (privatisation) des universités et plus largement contre le gouvernement, une trentaine d’universités continue la Lutte sous des formes très variées (Campement à Grenoble, dégustation en hypermarché à Amiens, blocages en tous genres etc) qui ont abouti, dans certaines universités à la validation universelle ou à des prises de positions majoritaires en sa faveur, comme par exemple à Avignon, La Sorbonne, Montpellier, Toulouse, Paris III, Rennes,etc….

AGENDA :

Assemblée Générale étudiante le 5 mai 2009 à 12h30 au Tertre.

Rassemblement devant la Présidence à l’occasion du conseil d’administration (CA) le 15 mai 2009. Rendez-vous à 8h30 à l’arrêt Hôtel-Dieu.

L'universite populaire

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L'université populaire, c'est quoi ?

Mettre en place une université populaire c'est faire de la fac un lieu culturel ouvert à tous. C'est à dire un lieu où s'échangent non seulement des savoirs intellectuels, mais aussi artistiques, culturels... Où chacun peut venir partager, débattre, réfléchir et critiquer lors de « cours » libres dans lesquels tous sont sur un pied d'égalité. Cela implique donc d'abord de déconstruire le rapport de domination prof/élèves, afin que le savoir se construise et se transmette collectivement, que chacun puisse exprimer ses connaissances sur le sujet du « cours » que personne ne dirige celui-ci, ni n'en détienne les clés. Cela signifie ensuite de pouvoir choisir et proposer ses cours. Le but est de décompartimenter le savoir ; on étudie ce que l'on aime, ce que l'on veut, l'éducation vise donc à l'épanouissement de la personne, on étudie pour soi pour construire sa personnalité, forger son esprit, s'émanciper, et non pour devenir un être économique utilisable par la société.

L'université populaire, pourquoi?

Tout d'abord parce que faire grève, au delà de la simple fonction revendicative que cela revêt, est l'occasion d'une réappropriation et redéfinition libre des différentes facettes de l'existence et notamment de celle du savoir, de sa transmission et de son partage entre les êtres, qu'il serait dommage de ne pas saisir.

Ensuite et surtout parce que le système scolaire tel qu'il est actuellement nous apparait plus qu'imparfait, que nous le remettons en cause et avons des visions et projets différents pour l'université à exprimer. En effet, nous constatons que, sous couvert de nous enseigner la science et la culture, ce système scolaire nous prépare en réalité à accepter le monde tel qu'il est et à nous y intégrer de manière docile pour devenir ou de bons travailleurs-consommateurs au service de l'économie, dénués de tout esprit critique, ou de pauvres chômeurs devant servir de responsables à tous les maux de la société tout en ressentant combien il sont minables, en échec, feinéants et bons à rien. Au delà de cela, le discours scolaire est là pour imposer l'évidence qu'il n'est pas lieu d'attendre que les idées transforment une existence, encore moins un monde, une société. Tout au plus s'agit-il de comprendre ce monde, de l'interpréter, mais jamais de le remettre en cause ni de le transformer.

C'est tout ce fonctionnement que nous rejetons car pour nous l'éducation doit viser à l'épanouissement et à l'émancipation des individus, nous voulons acquérir des connaissances pour ouvrir nos esprits, pour avoir les outils et les armes qui nous permettrons de mieux comprendre et agir sur le monde, ne plus en être les sujets passifs mais bien en devenir les individus critiques.

L'université populaire, comment ?

Tout d'abord l'université populaire devrait amener la subversion de la hiérarchie universitaire qui repose en partie sur la division factice et abrutissante entre enseignants et enseignés. C'est pourquoi nous proposons des cours alternatifs où le débat, la prise d'initiative et l'autonomie intellectuelle seraient parties prenantes d'un processus d'émancipation collective. Les cours pourraient se dérouler de la façon suivante : dans un premier temps, un exposé, un film, un(e) ou des intervenant(e)s extérieurs, etc. Dans un second temps, un débat, une discussion conflictuelle, ouvert à toutes et à tous (y compris aux personnes extérieures à la fac) ; cette seconde partie devrait constituer la majeure partie du « cours ». Afin d'éviter la reconduction de la figure du spécialiste-expert, qui dispense son savoir sous la forme d'un one man show, nous invitons les personnes à préparer un tant soit peu les discussions, et les invitons même à proposer des « cours ». Dans cette perspective de remise en question des cours à l'université, il va de soi que les examens n'ont pas leur place. Oublions les un peu et faisons en sorte de mettre à l'épreuve le savoir au sein même de nos vies.

Rassemblons-nous

Université populaire

   L'université de Nantes est devenue un lieu de libre expression et de culture a été créé dans les locaux de la faculté de Nantes : conférences, débats, projections... animés par les étudiant-e-s, professeurs, maîtres de conférences...
   C'est ouvert à tous, profitez-en !!
   Arrêt Facultés, ligne 2

Rassemblons-nous

Vagues de licenciements, chômage en hausse, réformes dans l'enseignement primaire et secondaire... De tous les côtés, le gouvernement mène une politique de démantèlement du service public et de casse des acquis sociaux. Les universités ne sont pas en reste avec la masterisation des concours (IUFM, CAPES) et la réforme sur le statut des enseignants chercheurs.

La masterisation, qu'est-ce que c'est ? Le passage de trois ans d'études plus un an de stage rémunéré à cinq années d'université ; les futurs professeurs des écoles n'auront jamais été confrontés à une classe avant de commencer à enseigner.

La réforme sur le statut des enseignants chercheurs, quelles conséquences ? Les enseignants chercheurs seront évalués selon des critères de rentabilité : la recherche à court terme sera privilégiée au détriment de recherches à plus long terme et moins « rentables ». De plus, les enseignants chercheurs considérés comme mauvais verront leurs heures de cours augmenter. C'est considérer l'enseignement comme une punition, et priver les élèves des meilleurs enseignants.

La politique concurrentielle et chiffrable du gouvernement ne convient pas à l'université et à l'enseignement.

Mercredi 4 Février 2009, l'Assemblée Générale inter-UFR de Nantes a voté la suspension des cours et la réappropriation des locaux de l'université afin de créer des espaces de réflexion, de mise en place d'actions concrètes, ouverts à tou-te-s.

Nous revendiquons : - La suppression des réformes en cours - L'abrogation de la LRU

Les étudiant-e-s s'associent aux mouvements en cours : - Soutien contre les licenciements abusifs (Beghin Say...) - Opposition à la criminalisation des mouvements sociaux (Répression, service minimum...) - Opposition à la casse du service public (Enseignement, Poste, transports...)

Vous avez envie de vous informer, échanger, vous organiser (lutter) ? Les facultés de Lettres et Sciences Humaines et de Droit de Nantes ( Ligne 2, arrêt Facultés) vous sont ouvertes.

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